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Bruxelles.
'Moi, j'ai eu la chance de pouvoir réaliser mes rêves
d'enfance. Je suis née dans un pays où c'était
possible. Il faut aussi donner leur chance à des
enfants qui sont nés dans des pays moins favorisés.'
Par ces
mots tout simples, la chanteuse Axelle Red explique pourquoi
elle s'est engagée aux côtés de l'Unicef,
le Fonds des Nations unies pour l'enfance.
Début
mars, elle s'est rendue en Haïti, puisqu'elle est désormais
la marraine de la campagne lancée par le comité
belge de l'Unicef en faveur des enfants de ce pays. Ce voyage
l'a à la fois bouleversée et convaincue qu'il
y a moyen de faire quelque chose pour eux, en particulier
leur permettre d'aller à l'école.
'J'ai rencontré
des enfants qui bénéficient d'un programme
d'éducation, et on voyait qu'ils étaient heureux
d'apprendre des choses élémentaires. Chez
nous, en général, on va à l'école
avec des pieds de plomb. Mais ces enfants qui vivent dans
des conditions misérables recevaient enfin une éducation
et sortaient de la rue. Ca changeait leur vie.'
Education
informelle
Haïti est l'un des pays les plus pauvres du monde.
Les premières victimes de cette pauvreté,
ce sont les enfants, frappés par un taux de mortalité
de 134 pour 1.000 avant l'âge de cinq ans. Jeune démocratie,
l'Etat haïtien n'est pas en mesure d'assurer à
sa population le minimum en matière de nourriture,
de soins de santé ou d'éducation. Des organisations
extérieures, comme l'Unicef, tentent de combler ces
carences.
Le comité
belge et Axelle Red soutiennent en particulier un programme
d'éducation informelle destiné aux enfants
qui ne vont pas ou plus à l'école. Beaucoup
sont obligés de travailler comme Retaveks, c'est-à-dire
comme domestiques.
'L'Unicef
n'attend pas que la situation politique soit plus favorable
pour agir, parce que c'est maintenant que les enfants ont
besoin de notre aide', relève Axelle Red, qui conclut
par une anecdote : 'On a visité un centre sportif
où les enfants jouaient au foot. Ils s'entraînaient
pour la Coupe du Monde
Pas celle qui vient, mais celle
de 2006 ! J'ai trouvé ça très
beau. Il faut leur donner l'occasion de réaliser
leurs rêves d'enfants.'
D.F.
* Ti moun
(petit monde) : enfant, en créole, la langue
utilisée par les Haïtiens
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