|
Cela
fait quinze jours quon est en tournée. Autant
vous dire que la barre est très haute. Vous navez
plus quune solution : allumer le feu !
Axelle Red vient dentrer en scène. Une entrée
en matière dans le calme : lartiste susurre
une de ses dernières chansons assise dans un siège-bulle
suspendu. Le calme avant la tempête. Le spectacle
va subir une accélération de plusieurs G pour
aboutir à une salle totalement debout après
une heure de concert. Axelle Red, cest la musique
donnée par des musiciens de légende (ils ont
accompagné Otis Redding, les Blues Brothers, Aretha
Franklin, etc.) et une voix venue don ne sait où
tant la puissance qui émane de ce corps fragile est
stupéfiante.
Lartiste
de lannée aux Victoires de la musique 1999
nest pas avare de son physique, véritable boule
de nerfs qui bondit dun bout à lautre
de la scène, relance le public quand celui-ci souffle
un peu. Une énergie communicative : dans la
salle, on danse, on applaudit, mais surtout on chante. A
tâtons, Rester Femme, Ma prière, Je tattends :
les tubes sont sur toutes les lèvres et Axelle sefface
bien volontiers quand les deux mille voix ne font plus quune.
Est ce que cest une impression ? A chaque
fois, je crois que cest un peu plus fort que dhabitude.
Vous chantez vraiment très bien ! assure
lartiste. Les rythmes soul et de rythm and blues sont
habilement servis par une voix qui sait se déchirer,
ponctuée par le souffle très justement amplifié.
Sensualité. Emotion lorsque la chanteuse saccroupit,
seule au milieu de la scène, pour interpréter
Parce que cest toi. Le carton du moment
est illuminé par la lueur des briquets. Tantôt
douce et câline, tantôt tigresse enragée,
Axelle Red ne sest pas embarrassée dun
décor de peplum pour rencontrer son public. Sa frêle
silhouette est faiblement éclairée, des lueurs
plus que des lumières sont projetées sur le
fond de scène. Pour occuper cet espace dépouillé
dans lequel sept musiciens se donnent à fond, dimmenses
ballons surgissent du ciel, seul artifice du spectacle.
Deux heures
plus tard, les fans sont comblés et les spectateurs,
poussés par la curiosité (comme lauteur
de ces lignes), sont sur le c
Par Thierry
Motte
Presse de la Manche 11/02/00
|
 |