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Bruxelles
Ces 7 et 8 novembre prochain, Axelle Red donnera à
l'Olympia les deux derniers concerts de sa tournée.
Ces deux shows en forme d'apothéose coïncident
avec la sortie de son disque live. Un CD qui marque aussi
la fin d'une époque. Donc le début d'une autre...
Savez-vous
déjà ce que vous allez faire le 9 novembre ?
'Sans doute la promotion ! J'ai encore pas mal de travail
pour promouvoir la sortie du premier disque live. Cet album
marque la fin d'une époque. En 2001, je m'accorderai
une année sabbatique. Même si je n'aime pas trop
ce terme, car je dois écrire aussi de nouvelles chansons
et penser à mon prochain album. Mais pour la première
fois, je m'offrirai deux mois entiers de vacances en famille.'
Vous dites
qu'une page est tournée. Comment sera la suite du livre
?
'Je ne sais pas encore. Le tout est de trouver l'équilibre
: évoluer tout en restant moi-même. Les influences
soul seront toujours présentes dans ma musique. C'est
la seule certitude. Je pense aussi à un album en anglais.
Artistiquement et créativement parlant, je sais que
je dois le faire un jour. Mais quand ? Cela demande beaucoup
d'investissement car ce disque en anglais, je devrai l'écrire
et surtout le défendre sur un nouveau marché.
Il ne faut pas qu'on m'oublie pendant ce temps-là dans
les pays francophones. D'un autre côté, si je
prends un peu de recul après ce disque live, c'est
aussi parce que je sens qu'on m'a trop vue, trop entendue.
Je n'ai pas envie que les gens en aient marre de moi. En France,
durant ces six dernières années, j'ai toujours
eu une actualité, un single, un album, une tournée.
C'est long...'
Vous avez
peur que d'autres prennent votre place ?
'Je ne dis pas ça. Ce que je constate, c'est que lorsqu'une
artiste marche bien, les firmes de disques lancent toute une
série de chanteuses qui rentrent dans ce créneau.
Je n'ai pas la prétention de dire que j'ai inventé
un style. Mais j'estime avoir pris des risque artistiques
avec 'A Tâtons' et 'Toujours Moi', sur lesquels je parlais
de manière très simple de choses personnelles,
comme ma vie de couple ou ma grossesse. Sans citer de noms,
je vois que d'autres chanteuses françaises m'ont suivie
dans cette voie et récoltent les lauriers.'
Estimez-vous
que le chemin fut long entre le succès récolté
rapidement auprès du grand public et la reconnaissance
plus tardive de vos pairs ou de la critique ?
'Pour être honnête avec vous, j'ai souffert à
mes débuts. J'ai vendu beaucoup de disques avec 'Sensualité'
mais j'étais sans cesse comparée à Vanessa
Paradis et on ne me prenait pas au sérieux alors que
j'avais l'impression de faire quelque chose d'original. Quand
mon deuxième album 'A Tâtons' est sorti en 1996,
peu de critiques ont pris la peine d'aller puiser au fond
du disque. J'avais du succès mais, pour eux, je ne
restais qu'une interprète alors que je composais mes
chansons. Le premier déclic s'est fait lorsque le réalisateur
Alain Corneau a choisi 'A quoi ça sert' pour la B.O.
du film 'Le Cousin'. On s'est dit que si Corneau avait pensé
à moi, je devais quand même avoir quelque chose.
Puis la reconnaissance est venue des artistes eux-mêmes.
J'ai vraiment été touchée. Je n'ai reçu
que des félicitations après un duo au piano
avec Julien Clerc lors des Victoires de la Musique. Francis
Cabrel a dit qu'il adorait mon phrasé. Plus tard, c'est
Souchon qui m'a avoué avoir été touché
par le texte de 'Parce que c'est toi'. Aznavour m'a demandé
de chanter un duo. Joe Cocker m'a commandé une chanson
qu'il n'a finalement pas gardée pour son album.'
Ce break
en 2001, c'est aussi pour vous occuper de votre fille Janelle
qui soufflera ses deux bougies le 21 janvier ?
'Je vais passer le plus de temps possible avec elle. Comme
maman, j'ai la chance de la voir tous les jours grandir. Elle était tout le temps à mes côtés
lorsque j'étais en tournée. Janelle est très
sensible à la musique. Elle tape déjà
sur un piano et possède aussi une trompette qu'elle
a gagnée à la foire, un xylophone et un instrument
traditionnel indonésien.'
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