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Pour un commerce plus juste
Voyage au Sénégal - Novembre 2005, Axelle a visité des périmètres rizicoles de la région de Saint-Louis, dans le nord du pays. "Je ne suis pas contre le commerce libre, mais je crois qu'il faut créer des exceptions (...), que les gouvernements puissent décider dans quelles circonstances et sous quelles conditions vendre leurs produits agricoles comme le riz et les oignons", elle a déclaré à Dakar lors d'un appel avec le rappeur Sénégalais Didier Awadi, appel à la mobilisation pour un commerce plus juste.
Campagne photo (F) - Agir ici lance la campagne "Faites du bruit jusqu'à Hong Kong !" qui se déroulera jusque mi-décembre 2005, date de la conférence de l'Organisation mondiale du commerce à Hong Kong.
> La fin du dumping
Les Etats-Unis et l’Union européenne subventionnent massivement leurs agriculteurs et encouragent l’exportation des excédents de production, y compris en les vendant en dessous de leur coût de production (« dumping »).
Aujourd’hui, le coton américain est vendu sur les marchés mondiaux à seulement 35% de son coût de production et la viande bovine européenne à 47% de son coût de production.
Nous demandons donc aux pays développés de mettre fin à toutes leurs subventions directes et indirectes à l’exportation. Nous leur demandons également de supprimer toutes les aides qui encouragent la surproduction de produits agricoles.
> Le droit à la protection des marchés
Depuis vingt ans, les pays du Sud ont dû ouvrir leur marché à cause des accords de l’OMC, d’accords commerciaux régionaux et des programmes d’ajustement structurel. Résultats :
- les produits "dumpés" peuvent pénétrer plus facilement sur leur marché ;
- leur agriculture, secteur vital pour l’emploi, la sécurité alimentaire et leur développement à long terme se trouve particulièrement exposé à la concurrence internationale.
Depuis 1990, les pays du Sud ont divisé leurs droits de douane agricoles par deux. Dans le même temps, les pays développés continuent à subventionner massivement leurs agriculteurs et à protéger leur propre marché… Nous demandons que le droit des pays du Sud à protéger leur marché soit reconnu dans les accords commerciaux internationaux. Ces pays doivent notamment pouvoir maintenir les droits de douane qu’ils souhaitent pour les produits agricoles vitaux en matière d’emploi, de sécurité alimentaire et de développement. Ils doivent également pouvoir recourir à des instruments pour protéger leur marché en cas de baisse des prix, d’invasion de produits "dumpés" ou d’instabilité des marchés mondiaux.
> Des négociations transparentes qui prennent en compte la voix des pays du Sud
En principe, à l’OMC, tous les membres ont le même poids et les décisions se prennent au consensus. En réalité, les décisions sont très souvent prises par des petits groupes et imposés aux pays les plus pauvres, par un jeu de pression et de marchandages.
www.agirici.org (fr.)
www.oxfam.org (fr., Eng.)
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