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Ils étaient
environ mille, mais ont fait du bruit comme trois mille.
Vendredi soir, au palais dAuron, à Bourges,
ceux et celles qui étaient venus voir Axelle Red
ont fait plus que jouer le jeu et ont montré toute
leur considération à leur chanteuse favorite.
Il faut dire que celle-ci a tout fait pour provoquer cette
explosion de joie qui lui était si chère.
Une entrée en scène discrète, où
sa silhouette est dabord apparue en filigrane sur
un écran blanc étendu devant la scène,
une musique qui est montée en puissance à
grands coups de AR projetés sur les murs
et enfin la délivrance. Quand le rideau est tombé,
les cris se sont élevés et Axelle sest
assise : dans une demi-bulle de verre, micro à
la main, sourire aux lèvres. Elle voulait faire
des mamours. Le public nattendait que ça
Lenchaînement
avec Ce matin, tirée de lalbum
Toujours Moi, de 1999, était tout trouvé.
Axelle comptait mettre le feu jusquau début
de la nuit ! Sortie de sa demi-bulle, vêtue dun
pantalon et débardeur gris, elle a ensuite adressé
ses premiers mots au public. Bonsoir Bourges !
Ma tournée se passe super bien ! Vous êtes
prêts, vous aussi, à assurer ? ça
va chauffer !
La foule était sous le charme, Axelle a entonné les
premières notes rythmées de Amoueuse
ou pas et a revolté sur scène comme
une petite flamme rouge de joie. Puis le meilleur de ses
trois albums a suivi. A tâtons, connue
par cur, A 82 ans, chanson dans laquelle
Axelle vante les joies de la vieilesse, On fait ce
quon veut quand on est vieux ! ou encore
Bimbo à moi, très agréable
dans sa version la plus funk, sans oublier Sensualité,
son premier succès en France. Deux heures de spectacle
inoubliables. Les spectateurs sont donc passés par
toutes les sensations : joie, tristesse, bref toutes
les étapes de la vie que chante si bien la star belge.
Quitter tôt, chanson de 1999, dédiée
à lune de ses amies parties trop tôt,
a mis en avant toute son émotion, comme Parce
que cest toi, où elle fait allusion à
sa fille et sa vie de femme. Elle est comme ça Axelle,
authentique et sincère. Mais ses textes nen
sont que plus beaux et sa voix fluette sait y adjoindre
lémotion. Alors comment résister ?
Par Christophe
Gervais
La Nouvelle
République du Centre Ouest 14/02/00
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