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Le théâtre
avait fait le plein pour le concert d'Axelle Red. La chanteuse
belge, à la chevelure flamboyante, a su d'emblée
mettre le public de son côté.
Avec un
répertoire d'une vingtaine de chansons, elle a ravi
son public pendant deux bonnes heures, avec un mélange
de chansons anciennes et de nouveautés. Pantalon
cuir, talons aiguilles, jeu de lumières tamisées
: d'emblee, 'Ce matin' et 'A Tâtons' recueillent une
salve d'applaudissements. Elle chante tout en dansant, présente
avec beaucoup d'humour ses musiciens, en parfaite osmose
avec le groupe.
Magie de
la technique, de gros ballons se gonflent au moment où
elle chante 'Le monde tourne mal', chaleureusement applaudi
par un public sous le charme. D'un signe, elle l'appelle
à venir vers elle pour reprendre en c[oe]ur le refrain.
Chaleureuse,
attirante, elle rappelle sa tournée de deux mois
et les quatre concerts qui lui restent. Elle évoque
la vieillesse, elle qui dit ne plus avoir peur de vieillir
: 'La vieillesse est un état d'esprit et l'on peut
être tout aussi bien dans sa peau...' Avant d'interpréter
'Bimbo à moi', elle s'interroge. 'Pourquoi ce sont
toujours les hommes qui draguent ?'
Un moment
d'émotion, quand elle évoque l'une de ses
amies trop tôt partie et pour laquelle une de ses
chansons essaie de retracer ce qu'elle a vécue.
Reprise
en c[oe]ur du public quand elle chante 'Sensualité',
l'un de ses premiers succès qui l'a fait connaître.
Le rideau se baisse. Elle est devant, assise pour une nouveauté
: 'Parce que c'est toi'. Le public s'enflamme, claque des
mains, applaudissements chaleureux et fournis. 'Ma prière',
'Je t'attends', avant d'interpréter un morceau en
espagnol. C'est déjà la fin. Avec beaucoup
d'humour, elle sollicite son public pour terminer une chanson
ou une blague. Ce sera 'Rester femme' en peignoir et au
piano.
Il n'y
a pas à dire, une amitié profonde, à
l'image de sa voix, s'est nouée entre Axelle et son
public.
La voix
du Nord - 23/03/00
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